Squash

Camille Serme : une préparation musclée ! La numéro 3 mondiale de squash nous détaille son entraînement

Qui a déjà testé le squash le sait : c'est (très) physique ! Une exigence qui ne laisse aucune place à l'à peu près. Alors qu'elle dispute en ce moment les championnats d'Europe par équipes à Helsinki, la numéro 3 mondiale Camille Serme nous détaille sa préparation millimétrée.

Tous sports - Ilosport - Camille Serme s'entraîne dur, sur mais aussi en dehors du court. (L. Argueyrolles/L'Equipe)

Camille Serme s'entraîne dur, sur mais aussi en dehors du court. (L. Argueyrolles/L'Equipe)

Son intensité fait fondre les calories. « Un bon joueur de squash peut dépenser jusqu'à 1 500 calories par heure, (...) quand un cycliste doit rouler 3 heures à 30 km/h pour en dépenser 3 000 (...) C'est un sport complet qui permet de travailler la filière aérobie (...) et la filière anaérobie à travers l'intensité des échanges » explique Eric Lecerf, médecin pour la Fédération de squash de la région Nouvelle-Aquitaine, cité par Le Parisien. Des scientifiques, en charge d'une étude britannique publiée fin 2016 dans la revue spécialisée British Journal of Sports Medicine, avancent carrément que les personnes pratiquant des sports de raquette verraient leur risque de mourir (toutes causes confondues) diminuer de 47 % par rapport à celles ne faisant pas de sport. Et le risque de décéder d'une maladie cardio-vasculaire diminuerait lui de 56 %. *

Sport exigeant, le squash ne laisse aucune place à l'improvisation. Numéro 3 mondiale et vainqueur de trois World Series – l'équivalent des Grands Chelems en tennis -, Camille Serme, qui dispute en ce moment les Championnats d'Europe par équipes à Helsinki, a accepté de nous détailler ses séances d'entraînement, sur mais aussi en dehors du court. Et elle ne chôme pas !

Sa préparation physique :

« J'ai une grosse prépa physique l'été (juillet/août). On fait du fond avec du footing, du vélo et de la natation, histoire de varier les plaisirs (sourire). Et trois semaines avant la première compétition, on bascule sur du spécifique, avec ce qu'on appelle le "ghosting", du déplacement sur le court mais sans balle, sous forme de fractionné avec des temps de récupération qui varient. C'est Frédéric Roualen, qui travaille avec les judokas de l'équipe de France, notamment, qui me fait travailler, et ce toute l'année bien sûr, selon des cycles définis. Pour bosser l'explosivité, je fais de l'échelle sur le court. Pour la vitesse, c'est le "ghosting". Ça dépend des périodes. Et puis, j'ai aussi ma propre routine.

(Photo : L. Argueyrolles/L'Equipe)
(Photo : L. Argueyrolles/L'Equipe)

Deux fois par semaine, je fais également du Pilates pour renforcer les muscles (on bosse abdos, bras, jambes, poignets et gainage profond). Une fois par semaine, c'est yoga. Au-delà du travail de respiration et de représentation mentale (qui permet aussi de faire travailler l'oeil), ça devient de plus en plus physique, au fur et à mesure des séances, de par les postures que je tiens. Ça me permet enfin de gagner en souplesse sur les jambes.

Et, bien sûr, il y a l'entraînement spécifique squash avec Philippe Signoret (son coach de toujours, ndlr). On fait pas mal de vidéo aussi (ce qui permet aussi de faire bosser l'œil). »

Sa semaine-type :

« Le lundi, c'est yoga, 1 séance technique de squash et 1 séance de squash solo ; le mardi, 1 séance technique de squash et un match par équipes (« contre des équipes de garçons » précise-t-elle, malicieuse) ; le mercredi, 1 séance technique de squash, Pilates et 1 autre séance technique de squash ; le jeudi, 1 séance de squash solo et 1 séance de physique ; le vendredi, 1 séance technique de squash, Pilates et 1 autre séance technique de squash ; le samedi, 1 séance de squash solo et le dimanche, repos. » « Avant un tournoi, il peut nous arriver d'alléger en technique. On fait moins de quantité. Et pendant un tournoi, c'est entraînement léger le matin du match. Et kiné (ou toute seule) pour les étirements après, avec boissons de récup' pour ladite récupération ; quand il y a jacuzzi, bain froid, etc., j'en fais aussi. Enfin, le sommeil, c'est très important : je dors au moins 10 heures par nuit. »

L'info en plus : privée de dessert !

« Je ne prends plus de dessert pour limiter le sucre. Et je limite les féculents, hormis en tournoi. »

Toutes les informations concernant Camille Serme sont à retrouver sur sa page Facebook.

Un échange long... d'1 minute et 30 secondes !

* Avant de vous mettre ou remettre au sport, consultez un médecin.

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